L’INVENTION DE L’EVEREST

lundi 4 septembre 2006
par  Consul Honoraire du Népal en France
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Quel nom donner au plus sommet du monde ?

L’INVENTION DE L’EVEREST

GEORGE EVEREST, PATRON DE L’INDIAN SURVEY

Au début du XIXè siècle, environ cent cinquante ans après la création des premiers comptoirs anglais à Madras, Bombay et Calcutta, l’Inde est entièrement sous la croupe britannique. Mais le British Epire - que l’on appelait aussi le Raj - a besoin d’affirmer davantage sa domination, sans perdre de vue l’échiquier international, notamment les tentatives expansionnistes russes en Asie centrale. Ceci est particulièrement vrai dans des régions comme l’Indu Kush, le Pamir et le Tibet, encore inconnus et dépourvus de véritable cartographie.
Au cœur du continent - ce n’est pas un hasard - les appétits impérialistes des deux grandes puissances sont de plus en plus virulents et donnent lieu à une guerre d’espionnage que les Britanniques appelleront le "great game" alors que les Russes préféreront le terme plus suggestif de "tournoi des ombres". Il n’y a rien d’étonnant à ce que dans une telle atmosphère, les Anglais installés en Inde aient éprouvé le besoin de mieux connaître - et contrôler - les territoires du British Raj et les régions limitrophes. Les premières initiatives sur le sol indien remontent à 1764 et ont lieu dans la vallée du Gange, mais l’ambitieux projet de doter la colonie anglaise d’une bonne cartographie est lancé plus tard, au début du XIXè siècle, avec la fondation du Grand Trigonometrical Survey.

En 1823, Georges Everest crée le Bureau Trigonométrique et géodésique d’Inde et, pendant vingt ans, avec son équipe de géomètres explorateurs, il va travailler d’arrache-pied à un projet très audacieux : le quadrillage de tout le Raj. Un de ses objectifs est le calcul mathématique du grand arc méridien qui, de Kanniya Kumari (ancien Cap Comorin), jusqu’à l’extrémité méridionale de la péninsule indienne, remonte et traverse la chaîne himalayenne. Cela devrait permettre d’établir le géoïde mathématique (la sphère théorique idéale) à partir duquel calculer l’altitude des montagnes.

Pour effectuer les relevés, les officiers du Survey voyagent un peu partout et parviennent en vue de l’Himalaya dans les années trente. Les Anglais soupçonnaient depuis toujours que la grande chaîne abritait quelques-unes des montagnes les plus élevées de toute la Terre. Dès le début du siècle, Colebrooke et Webb - explorateurs du Gange et de ses sources - parlent de très hauts reliefs, dont deux ou trois dépasseraient même 8000m et seraient donc supérieurs à toutes les cimes d’Amérique du sud. Mais à l’époque, les chiffres sont encore tout à fait approximatifs. Pour en savoir plus, il est nécessaire de localiser avec précision les divers sommets sur la carte, et surtout d’évaluer plus exactement leur altitude. Malheureusement, cela pose encore de gros problèmes parce que le Tibet, le Népal, la Chine le Sikkhim et le Bouthan ne laissent pas passer les topographes.

Les Britanniques sont donc obligés d’établir leurs relevés à partir de stations éloignées de la chaîne et situées parfois à 250 km de la cible. A l’automne 1847, Waugh, General Surveyor of India travaille à la mesure du Kangchenjunga, considéré jusqu’alors comme le plus haut sommet du globe. Mais derrière ce géant himalayen, le surintendant du Survey repère un autre sommet recouvert de glace qui, apparemment, est encore plus haut. Les topographes le baptisent "Peak B". Le Britannique multiplie ses travaux à partir d’autres stations trigonométriques plus proches de ces montagnes. Ses officiers parviennent à 170km de l’immense relief et toutes les mesures indiquent invariablement que le "Peak B" est nettement plus haut que le Kangchenjunga. Les résultats des différents relevés sont ensuite approfondis dans les bureaux de Dhera Dun et les calculs durent environ deux ans. Entre-temps, l’un des assistants du colonel Waugh, Michael Hennessy, invente une nouvelle nomenclature des pics himalayens et décide d’attribuer des chiffres romains aux plus importants. C’est ainsi que le Kangchenjunga est baptisé Peak IX et le Peak B devient le Peak XV.

Enfin les résultats définitifs sont prêts et rendus officiels en 1856 : 28156 pieds (8581,9 mètres) pour le Peak IX et 29 002 pieds (8839,8 mètres) pour le Peak XV.
Treize années durant, le Peak XV, déclaré plus haut sommet du monde resta sans nom officiel. En 1865, sur une suggestion de Sir Waugh, il fut baptisé du nom de son prédécesseur immédiat, Sir George Everest, principal responsable du grand relevé trigonométrique de l’Inde. George Everest était considéré comme l’homme ayant le plus fait pour la connaissance de la géographie de l’Asie. Il semble légitime de donner son nom au plus haut des sommets dont l’altitude et la situation avaient pu être déterminées grâce à ses méthodes.

Sir Everest lui-même n’y tenait pas particulièrement. En 1857, lors d’une réunion de la Royal Geographical Society où ce problème avait été abordé, il déclara que, tout en étant très honoré, il devait reconnaître qu’il existait des objections à ce que son nom fût donné à cette montagne, notamment que celui-ci était imprononçable pour les autochtones de l’Inde. Ce nom ne pouvait être écrit ni en persan ni en indi, et les autochtones ne parvenaient pas à le prononcer. (D.W. Frehfield, "The great Peaks of the Himalaya", A.J., XII, 1886)

Quel nom donner au toit du monde ?

Sa situation était délicate. Tout en ne voulant pas offenser ses dévoués successeurs du Survey, il était conscient que donner son nom à un sommet népalais - la situation frontière avec le Tibet voisin n’était pas encore connue - risquait de crée un fâcheux précédent. La politique officielle était de donner aux montagnes le nom sous lequel elles sont connues localement, politique vivement soutenue par les principales sociétés géographiques du monde.
Waugh était néanmoins déterminé à rendre honneur à son ancien supérieur. Dès 1856, il avait informé Sir Roderick Murchinson, Président de la Royal Geographical Society, de sa suggestion, qu’il justifiait ainsi : tant que ses géomètres ne pourraient pénétrer au Népal, il leur serait impossible de découvrir le nom local de cette montagne. Murchinson lui accorda son soutien, alors que le prétexte invoqué était manifestement léger, car les noms locaux pour désigner le Peak XV ne manquaient pas.
Heureusement pour Waugh, les rapports étaient contradictoires. En 1855, lorsque le Survey annonça que le sommet XV était le plus haut sommet de la planète, Brian Hodgson, linguiste réputé qui avait été pendant plusieurs années résident politique au Népal, fit savoir qu’il était localement connu sous le nom de Devadhunga. Vers la même époque, les trois frères Schlagintweit, célèbres explorateurs allemands, affirmèrent de leur côté que le sommet se nommait Gaurishankar au Népal et Chingopamari au Tibet. Waugh estima que ces nouvelles étaient sans fondement.
Tout le monde n’était pas de cet avis. Certains firent remarquer que Hodgson connaissait bien le pays, contrairement aux géomètres de Waugh, et que "Devadhunga", ce qui pouvait se traduire par "demeure de la divinité", possédait une signification religieuse, comme on pouvait s’y attendre dans un pays aussi bouddhiste que le Népal.

Par ailleurs, l’appellation "Gaurishankar" semblait solidement attestée. Au grand déplaisir de Waugh, elle fut provisoirement adoptée par le Royal Geographical Society en 1862 et universellement utilisée pour les cartes éditées sur le continent européen. En Angleterre, Douglas Freshfield, qui jouait un rôle important à la fois à la Royal Geographical Society et à l’Alpine Club, était un adepte inconditionnel de "Gaurishankar". Il continua à l’utiliser après 1865, lorsque le Royal Geographical Society se décida finalement pour "Mount Everest". En signe de désapprobation, il mettait toujours des guillemets à "Everest". En 1982, Freshfield écrit : " Je suis persuadé que les géographes, et certainement les alpinistes, en reviendront au nom antique et naturel de cette montagne. Avec tout le respect dû à l’Indian Survey, il est impossible de se prêter à cette tentative d’imposer au plus haut sommet du monde un nom personnel et inapproprié à la place du sien " (M. Von Dechy, "Mountain Travel in the Sikkim Himalaya", note, A.J., X, 1882).

La controverse se poursuivit pendant près d’un demi-siècle. Il fallut attendre 1903 pour que Lord Curzon, en sa qualité de vice-roi des Indes, envoie le capitaine du génie Henry Wood au Népal pour tirer l’affaire au clair. Le résultat fut concluant : Wood démontra par des relevés trigonométriques que l’Everest et le Gaurishankar étaient deux sommets différents, séparés de 58km !
Waugh avait donc gain de cause. Le Devadhunga était inconnu et le Gaurishankar était une autre montagne.
Chomolungma, le vrai nom de l’Everest ?
En 1907, Sir Sidney Burrard écrit : " Au terme de cinquante ans de discussions, aucun nom local n’a été trouvé pour le mont Everest. Ceux qui ont été suggérés se sont révélés inapplicables ; tout semble d’ailleurs prouver qu’un tel nom n’existe pas " ( S.G. Burrard, A stetch of the Geography and Geology of the Himalaya Mountain and Tibet, Part I, p. 21 ).

Burrard se trompait, peut-être influencé par une loyauté inconsciente à l’égard du Survey of India. En réalité, il était amplement attesté que le nom local de l’Everest, ou Peak XV, était "Chomolungma".
Dès 1733, d’Angeville avait édité à Paris une carte du Tibet indiquant correctement la situation de la montagne, et la désignant sous le nom de "Tschoumoulancma". Cette carte était fondée sur les travaux d’un groupe de capucins français, qui avaient vécu à Lhassa de 1707 à 1733 et avaient au retour traversé l’Ouest du Tibet, en dressant une carte sommaire de leur voyage. Si le nom de Chomolungma (quelle que fut son orthographe francisée) avait pu être connu d’un groupe de moines voyageurs, il paraît incroyable que l’Indian Survey n’en ait rien su plus d’un siècle après.

Il est probable que dans sa farouche détermination d’honorer Sir George Everest, Waugh l’aura délibérément ignoré. Par la suite de nombreux voyageurs confirmèrent cet usage. Au début du siècle, Charles Bruce et le Dr. Kellas l’entendirent de la bouche de leurs porteurs. En 1921, le passeport officiel délivré par le Dalaï Lama à la première expédition britannique, contenait ces lignes destinées aux fonctionnaires locaux :"Nous vous informons qu’un groupe de sahibs va visiter la montagne du Chha-mo-lung-ma...".
Au Tibet même, les membres de l’expédition entendirent toujours désigner la montagne sous ce même nom de Chomolungma. Douglas Freshfield, qui approchait de sa quatre-vingtième année, repris vaillamment le thème qui lui tenait à cœur : " L’expédition himalayenne de 1921 a accompli un exploit remarquable auquel l’on n’a pas, et de loin, accordé toute l’attention qu’il méritait. Elle a réussi là où le Survey of India n’a, au cours des soixante-six années écoulées, abouti qu’à un échec, pour le moins surprenant " (D.W. Freshfield, "Mount Everest v. Chomolungma", A.J. XXXIV, 1923).
Il semblerait plutôt que le Survey of India connaissait parfaitement l’existence de ce nom, mais le jugeait trop imprécis et insuffisamment attesté. Il faut dire que les transcriptions plus ou moins fantaisistes n’arrangeaient rien. Par exemple, Chomolungma signifie "Déesse mère du monde", nom parfaitement approprié à une montagne, tandis que Chamalung (version également indiquée sur les passeports tibétains de 1921 et 1924) peut signifier "Pays des oiseaux", terme qui se réfère manifestement à une région plutôt qu’à un sommet.

Une preuve supplémentaire peut être trouvée dans un fascicule que le grand Lama de Rongbuk remis à quelques membres de l’expédition de 1936. Cette brochure, destinée aux pèlerins, décrit ainsi la fondation du monastère : " A cette époque, en un lieu où les propices cinq soeurs de la longue vie... foulaient cette terre, à savoir en vue de la haute montagne de glace cause-de-sa-propre-création, nommée Jo-mo-glan-ma, il... bénit cet endroit destiné à devenir un haut lieu de réalisation spirituelle. En particulier Mkhan-pa-lun... " (H. Ruttledge, Everest, the Unfinished Adventure, Part II, chap. 7 (par Kempson).
Mkhan-pa-lun signifie "le ravin de l’abbé" et désigne le site du monastère de Rongbuk. Or, la montagne qui domine de ses 8848m la vallée de Rongbuk n’est autre que le mont Everest. Il est hors de doute que le Jo-mo-glan-ma dont parle la brochure n’est autre que le sommet que nous appelons Everest.

Par la suite, le Survey of India modifia son attitude, en suggérant que Chomolungma désigne l’ensemble du massif plutôt que son point culminant. En réalité, même si de nombreux exemples montrent que les autochtones nommaient généralement un massif et non un sommet particulier - un massif jouait un rôle, apportait la pluie, séparait des vallées…- il s’agit bien là du sommet qui domine Rongbuk. Le grand lama de Rongbuk écrit lui-même dans son journal : " Du côté sud... se trouve une montagne désignée sous l’appellation générale de Jo-mo-glan-ma. " (Ibid - italiques sont de l’auteur).
Seuls les alpinistes ont besoin d’établir une distinction entre les divers sommets d’un massif. Et s’il a été courant de les voir baptiser les itinéraires d’ascension par le nom des premiers ascensionnistes, ils attribuent traditionnellement à un sommet son nom local.

Si l’Everest avait été découvert à l’époque des grandes conquêtes alpines, ces explorateurs ne l’aurait vraisemblablement pas appelé autrement que Chomolungma.
Mais il faut dire que "Everest" sonne bien. Dès 1920, sir Francis Younghusband résuma l’opinion générale : " Il serait infiniment regrettable que le nom du Mont Everest, si beau et si approprié, fût changé, bien que ce soit le nom d’un regretté et honorable Surveyor General, et non un nom local... Même si l’expédition projetée (celle de 1921) trouvait son vrai nom clairement écrit sur la montagne elle-même, j’espère qu’elle n’en tiendra pas compte. Je suis en effet certain que vous conviendrez qu’aucun autre nom ne sera aussi beau ni aussi approprié que celui de mont Everest. " (Morning Post, 9 nov. 1920.)

Cette opinion est aujourd’hui presque universellement partagée. Seuls les autochtones sherpas (sur le versant népalais au sud) et tibétains (sur le versant chinois/tibétain au nord) l’appellent encore Chomolungma, tout comme les cartes chinoises (qui le sitent sous le nom de Qomolangma Feng). D’un point de vue historique, ils ont sans doute raison, mais comme le dit si bien Kenneth Mason : " Maintenant qu’un siècle a passé, le monde devrait, je pense, se satisfaire d’Everest "...

Aucun autre sommet de la région de l’Everest ne reçut un nom anglais. A l’occasion de la reconnaissance de 1921, Mallory voulut donner des appellations britanniques à plusieurs sommets, mais n’eut pas gain de cause. Il fut préférable de leurs inventer des noms tibétains. Ceux-ci sont en général simples et éloquents, même pour des oreilles occidentales. Changtse (sommet de 7500m devant la face nord de l’Everest) sonne mieux que "Sommet Nord" tout en ayant exactement la même signification. De même, Lhotse est préférable à "Sommet Sud", et Nupse, à "Sommet Ouest".

Chomolungma ou Sagarmatha ?

Pour une raison inconnue, le gouvernement népalais a inventé dans les années 1970 un nom de plus pour l’Everest : Sagarmatha. La région du Khumbu (versant népalais de l’Everest) est devenue le Sagarmatha National Park. Mais peu de gens, les habitants moins que quiconque, en tiennent compte.

Même si Everest est connu jusqu’au fin fond des vallées himalayennes, ce que décrivait Walt Unsworth dans "L’Everest" (Ed Denoël) reste toujours vrai : " En octobre 1975, je traversais le "Sagarmatha National Park" avec un guide sherpa et Lakpa, un porteur. Ce dernier était un paysan fruste et illettré, tandis que le guide avait reçu une éducation "moderne" à l’école de Khumjung. Lorsque l’Everest apparut devant nous, je me tournais vers le guide pour qu’il demande au porteur comment s’appelait cette montagne. Lakpa lui répondit sans hésiter "Chomolungma !" ".
(Textes extraits et inspirés des livres Everest de Roberto Mantovani aux éditions Gründ et L’Everest de Walt Unsworth aux éditions Denoël)

L’Everest - Chomolungma
(8846 m)

L’Everest n’est pas une montagne comme les autres. Plus haut sommet du monde avec ses 8848m, situé en plein cœur de l’Himalaya sur la frontière entre le Népal et le Tibet chinois, l’Everest draine chaque année la convoitise de centaines d’alpinistes venus des quatre coins de la planète. Everest, c’est un nom universellement connu. Everest, c’est le titre de nombreux livres et films. Pas un ouvrage scolaire et de géographie dans le monde n’omet de citer ce véritable symbole. Pas un dictionnaire n’oublie d’expliquer qu’il est le point du globe le plus élevé...

Ce sommet fut découvert par les géographes britanniques en Inde lors de relevés trigonométriques en 1856. Au terme de plus de cinquante ans d’hésitations et de polémiques, la Royal Geografical Society de Londres attribua finalement au point culminant le nom du patron de l’Indian Survey de l’époque, Sir George Everest, pour le remercier de ses services rendus.

Pourtant cette montagne porte depuis la nuit des temps un nom local d’origine tibétaine. Les premiers témoignages à ce sujet apparaissent en occident au tout début du XVIIIème siècle avec des religieux capucins de retour d’un voyage au Tibet. Ce nom : Chomolungma. Sa signification : Déesse des Vents.
Si aujourd’hui personne, excepté les habitués de l’Himalaya, ne connaît Chomolungma, la Déesse des Vents est pourtant toujours bien vivante chez les peuples sherpas et tibétains qui vivent à ses pieds.

Appellez moi Chomolungma !

Compte tenu :
- que notre époque est celle d’un occident actif à diffuser dans le monde, parfois avec beaucoup de bonne conscience, des messages de droits universels pour l’humanité, notamment de respect des cultures et des traditions locales ;
- que 2002 est l’Année Internationale de la Montagne et de l’Ecotourisme pour les Nations Unies avec l’ambition de mettre en valeur les montagnes de manière durable et au bénéfice des populations locales ;
- que Douglas Freshfield, qui jouait un rôle important à la fois à la Royal Geographical Society et à l’Alpine Club, écrivait en 1982 : " Je suis persuadé que les géographes, et certainement les alpinistes, en reviendront au nom antique et naturel de cette montagne. Avec tout le respect dû à l’Indian Survey, il est impossible de se prêter à cette tentative d’imposer au plus haut sommet du monde un nom personnel et inapproprié à la place du sien " (M. Von Dechy, "Mountain Travel in the Sikkim Himalaya", note, A.J., X, 1882) ;

Le projet "Appelez-le Chomolungma" propose que 2002 soit l’année pour que les institutions et les académies dans le monde, qu’elles soient géographiques, politiques, intellectuelles, touristiques, sportives ou autres, se mobilisent ensemble et soutiennent une réattribution officielle et universelle du nom de ce symbole. Ce geste vers les peuples himalayens serait un "exemple" de respect hautement symbolique dans cette région et bien au-delà dans le monde.


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